Jean-Luc Massot a commencé à peindre à l’âge de 17 ans quand on lui offre une boîte de peinture à l’huile.
Sa première toile est une étude de peupliers dans la nature.
Il interrompt momentanément son projet de devenir peintre suite au décès de son père.
Il s’oriente alors vers une formation d’architecte et obtient dans les années 50 son diplôme à l’Ecole d’architecture et aux Beaux Arts de Paris.
Parallèlement à sa formation en architecture, il continue la peinture malgré des revenus limités, devant subvenir aux besoins de sa famille. Il loue et partage son premier atelier dans le quartier de Pigalle.
Installation en Provence
Dans les années 60-70, Jean-Luc Massot quitte Paris pour s’installer à Aix-en-Provence. Il est salarié dans une agence d’architecture.
Il a trente ans.
Il s’installe à son compte place de l’archevêché mais c’est plus tard à l’Hôtel d’Arbaud, place Richelme, qu’il exercera de nombreuses années durant son art de l’architecture en Provence et dans toute la région.
Puis la découverte de la Provence…
Une découverte extraordinaire, fascinante, qui va le pousser à travailler dans une sorte de frénésie.
Paul Cézanne est un de ses modèles. Il peint de nombreux motifs chers à ce célèbre artiste.
Il occupe et travaille sa peinture dans l’atelier de Cézanne de la rue Boulegon qu’il loue durant quelques années à Aix-en-Provence. Il sera le seul à l’occuper depuis le décès de l’artiste.
Il est fasciné par la lumière, les paysages, la végétation et l’architecture de la Provence.
Que cela soit un mas, un paysage du Luberon, une oliveraie, un champ de vigne, tout ce qui entoure la campagne d’Aix-en-Provence et notamment le Luberon sera pour lui une source d’inspiration
Durant cette époque, il travaille beaucoup en extérieur sur le motif avec un chevalet de campagne, produisant principalement des paysages, des architectures, en aquarelle, tempéra ou gouache, réservant la peinture à l’huile pour le travail en atelier.
Pendant cette période et en marge de son travail d’architecte il réalise de nombreux relevés de maisons rurales et publie un livre « Maisons rurales et vie paysanne en Provence », ouvrage de référence qui sera réédité plusieurs fois dont chez Acte Sud.
Il organise en parallèle de son métier d’architecte quelques expositions de peinture dans des galeries aixoises.
Il acquiert plus tard avec sa femme Hélène, « Notre Dame des anges », une grande maison à Pertuis. Il y installe son atelier de peinture dans une grande pièce du deuxième étage.
C’est surtout là qu’il peint beaucoup de natures mortes avec une précision et une technique de dessin toute particulière.
Après plus de 20 ans dans cette très grande maison, il déménage, toujours à Pertuis, dans le grand atelier de 200m² de la rue Kléber. Il y installe aussi son atelier d’architecture.
Ce grand atelier a pu accueillir plusieurs portes ouvertes et ventes de tableaux. Après une dizaine d’années, il doit vendre cet atelier.
Les toiles réalisées depuis les débuts sont alors rassemblées et entreposées dans un lieu sécurisé proche d’Aix-en-Provence.
Les Tibétains
Il découvre le bouddhisme tibétain dans les années 70 et deviendra le disciple d’un des plus grands maîtres venus en France, Kalou Rimpoché. Il sera son architecte pour la construction du temple des milles Bouddha près d’Autun dans le département de Saône et Loire ainsi que du temple de facture tibétaine dans le Bois de Vincennes à Paris.
Cela lui donne l’occasion de réaliser de nombreux croquis et dessins sur l’environnement des tibétains dont de nombreux portraits de son maître Kalou Rimpoché ainsi que des portraits du Dalaï Lama.
Période arlésienne et évolution stylistique
Il installe à Arles, d’abord rue des Frères Ravaux un petit atelier-bureau au 1er étage de sa maison. Il produit des œuvres plus abstraites, souvent monochrome, rythmées par une ligne d’horizon.
Galerie 29 rue du Plan du Bourg à Arles
Avec 2 autres artistes, ce sera l’expérience de l’aménagement et de l’ouverture d’une petite Galerie au coeur du quartier de la Roquette : Exposition-vente de céramiques en porcelaine, dessins à la mine de plomb, et ses peintures : « Le Rhône dans tous ses états ».
La « Galerie 9 » ne survivra pas à la longue période de fermeture durant l’épisode COVID.
La période du style « bandes en peinture » et fameuse ligne d’horizon
Il installe un atelier 21 rue des Porcelets à la Roquette à Arles, où il poursuit un travail presque exclusivement abstrait, dépouillé, vers une pureté et simplicité.
A plus de 90 ans, il travaille encore presque chaque jour dans cet atelier.
Son travail depuis les débuts représente une masse considérable de plus de 1500 œuvres dont l’inventaire reste à faire…
